Le distributeur des Deux-Sèvres poursuit son développement avec l’ouverture prochaine de son 30e magasin. Compte-tenu de sa taille, Barrault réfléchit actuellement à optimiser sa logistique en automatisant en partie sa plateforme de Niort.

Nouvelle implantation à venir pour Barrault. Après un exercice 2018 marqué par l’ouverture de trois nouveaux magasins à Saint-André-de-Cubzac (33), Bergerac (24) et Vienne (38), le distributeur entamera 2019 avec l’inauguration de son 30è point de vente. Basé à Chambéry (73), celui-ci viendra compléter le maillage développé depuis un an par le groupe Barrault en région Auvergne-Rhône-Alpes après ceux de Vienne et de Bourgoin.

Pour les produits intermédiaires

Preuve que le déploiement national de la société porte ses fruits. « On est sur la bonne voie, note Stéphane Peronnet, directeur opérationnel de Barrault. Dans cette région, nous savons que nous avons tout à construire, que le démarrage sera à chaque fois plus long que chez nous, dans l’ouest, mais les bases sont bonnes et les résultats sont là puisque le point de vente de Bourgoin aura généré sur l’ensemble de l’année environ 850 000€ de chiffre d’affaires ».

Si, avec trois sites, le distributeur préfère encore temporiser au sujet d’une seconde plateforme (ce qui permettrait notamment aux magasins locaux d’être approvisionnés en H+2), celui-ci travaille ardemment à renforcer sa logistique. Sa plateforme de Niort, où sont stockées 70 000 références, est actuellement en cours d’agrandissement. D’ici la fin décembre, une mezzanine viendra renforcer un site qui pourrait être métamorphosé dans les prochaines années.

Déjà opérationnel chez Autodistribution

La direction de Barrault étudie en effet la possibilité d’automatiser une partie de son stock. Si beaucoup de questions restent en suspens (coût, faisabilité, rentabilité, prestataire, etc.), Stéphane Perronet confirme y réfléchir très sérieusement : « L’idée n’est pas d’automatiser la gestion des fast-mover pour lesquelles, en l’état, l’homme est toujours plus efficace que la technologie, mais davantage les produits aux rotations et aux volumes intermédiaires ».

Si certains équipementiers ont déjà investi dans ce type d’outil dans leurs « hubs » logistique, très peu de distributeurs ont fait de même. Sur sa plateforme nationale Logistéo de Réau (77), Autodistribution dispose bien d’un dispositif semblable mais il est question ici du premier groupement national, disposant d’un réseau de plateformes et de distributeurs ainsi que des moyens financiers sans égal. Le premier semestre 2019 devrait permettre d’en savoir plus.

Romain Baly – J2R – Lien de l’article